l’IA, opérateur puissant de la raison ? 

L’IA est, comme toute nouvelle réalité, l’objet d’un imaginaire à double entrée, celui de l’inquiétude, de la peur, de la perte et celui de l’enthousiasme, de l’élan, de l’avenir.  Si l’IA est là, concrètement présente dans ce qu’elle transforme au quotidien dans notre manière de vivre, de penser, de faire, elle est là aussi dans nos têtes, dans l’imaginaire dont elle est porteuse.

Raison sans sentiment n’est que ruine de l’âme 

A l'heure de l'intelligence artificielle, le risque est immense lorsque la raison se coupe de l’humain en refoulant l’émotion jusqu’à devenir insensibilité.

La parallélisation des mondes. Le risque de perdre le contact ! 

Avec la parallèlisation des mondes, un cap est franchi. Celui de l’abandon de la volonté de vivre dans un monde commun et d’habiter ensemble, celui du refus de la reconnaissance de nos dépendances et interdépendances, celui d’un abandon de l’idée même du politique comme effort vers l’unité, celui de l’abandon des valeurs.  C’est un autre projet que nous commençons tout juste à appréhender concrètement qui brise le rêve d’un monde humain commun, unis dans une même destinée et histoire, pour celui d’une « marche en avant » en tunnel dans des logiques qui ne cherchent plus la négociation, la composition, la relation, le croisement, le contact.