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Les Ateliers de la Diversité Sociale, Habitat et Humanisme – Institut de France

Les Ateliers de la diversité sociale ont été initiés à l’issue du colloque sur « les Rencontres du vivre ensemble », organisé fin 2013 par La Fondation Habitat et Humanisme–Institut de France, l’ENS et le Collège supérieur : « La perspective est d’évaluer les avancées de la cohésion sociale, d’analyser les difficultés rencontrées et de rechercher les moyens de les traverser pour lui offrir plus d’acuité ».
Ces Ateliers poursuivent la démarche amorcée en proposant des séances de rencontres et de travail autour des thématiques de l’inclusion et de la diversité, visant à repérer les changements sociétaux en cours, les limites des dispositifs existants, les pratiques innovantes et les expériences provenant des milieux variés représentés par les acteurs participant à cet espace d’engagement citoyen.


« Pour une approche inclusive de la question sociale »

À partir de l’expertise et de l’expérience des participants, les ateliers de la diversité sociale visent à construire une lecture (bilan et prospective) partagée et partageable de la problématique de l’inclusion et à formuler un socle anthropologique, social et politique cohérent pour fonder une « culture » innovante du lien.

Les ateliers de la diversité sociale exploreront l’hypothèse de l’actualité de l’inclusion tout au long de la vie et pour tous et ses conséquences. L’évolution de la société moderne fait de la vie relationnelle et sociale un « parcours de vie » où il faudra sans cesse s’adapter pour se maintenir. Les « vides », les « interstices », la perte des « supports relationnelles, culturelles et sociaux » rendent visible le besoin de l’inclusion. Accidents de la vie, vieillesse, chômage, échec… ses risques concernent tout le monde et pas seulement les populations les plus fragiles.

Chacun est « inclus » sans le savoir. Mais une inclusion réussie rend invisible le besoin d’inclusion en tant que telle et empêche de la penser comme condition fondamentale des relations humaines et sociales. Dans les sociétés modernes libérales, la réussite est culturellement renvoyée du côté d’un sujet qui aura su déployer par lui-même les qualités nécessaires à son intégration et à son succès.

En élargissement la problématique de l’inclusion à tous et à tous les champs de la vie relationnelle qui affectent la possibilité de se maintenir comme membre de la vie sociale, nous pourrons repérer des fondamentaux de l’inclusion et ce que produit leur absence. Si être sujet est d’abord l’expérience de modalités « relationnées », c’est parce que nous avons été inclus dans un lien, un réseau, un groupe que nous avons pu nous développer les ressources personnelles et collectives pour dépasser nos fragilités. Qu’est-ce qui nous maintient ? Ne serait-ce pas l’inclusion ? Et si oui qu’est-ce que cela veut dire ? Une société sans inclusion permet-elle à chacun d’être sujet ?

L’hypothèse consistera à changer de regard sur l’inclusion pour penser en quoi et comment l’inclusion concerne tout le monde, qu’elle est un moteur de la vie des sujets et, qu’à ce titre, nous pourrons mesurer ce que nous devons à l’autre et au collectif. Une culture, et une politique, de l’inclusion est un changement de regard sur les modalités d’inscription sociale, de segmentation et sur les manières d’être soi-même.

En faisant de l’inclusion autre chose qu’un concept de « rattrapage social », de « compensation », de « réparation », mais un concept anthropologique de l’« être ensemble » nous ouvrons un espace pour innover sur les manques au cœur même la structuration des liens humains personnels et sociaux. C’est une modalité de redéfinition de « l’être ensemble » mais aussi de « soi ». Il s’agit de promouvoir une culture qui rend visible ce que l’inclusion réussie rend invisible.

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